À Abuja (Nigéria) en 2001, les pays africains s’étaient engagés à allouer au minimum 15% de leur budget national à la santé. Un coup d’œil sur les budgets 2026 d’une dizaine de pays d’Afrique francophone nous montre que cet engagement est largement ignoré.
Pourtant, de nombreux enjeux invitent à s’y tenir. Nous citerons entre autres:
La réduction du financement externe
Les gouvernements africains font face à une contraction du soutien des bailleurs internationaux, notamment des États-Unis, qui ont annoncé une réorientation de leurs politiques d’aide au développement. Plusieurs pays ont ainsi perdu le soutien américain dans l’achat des médicaments antirétroviraux et dans certains programmes de vaccination. La solidarité du gouvernement Trump étant principalement orientée vers sa population, nos gouvernants sont face à leurs responsabilités. Les populations africaines attendent de voir leur génie managérial pour combler les lacunes.
Le maintien des priorités sanitaires urgentes
Malgré les contraintes budgétaires, l’intégration de nouveaux programmes de vaccination, comme le vaccin contre le paludisme dans certains pays, et le renforcement des infrastructures restent des impératifs. Le continent est confronté à des défis épidémiologiques persistants.
Le sujet de l’accessibilité financière
Un enjeu majeur, rarement mis en avant dans les débats budgétaires officiels, concerne le financement réel des soins de base. Dans plusieurs pays africains, les populations couvrent elles-mêmes « quasiment tous leurs frais de santé », suggérant que malgré les allocations gouvernementales affichées, les services de base (pharmacie, hôpitaux publics, prévention, contrôle des épidémies) restent largement privatisés ou hors de portée financière des plus vulnérables. Des pays comme le Gabon, qui ont réussi à implanter un système résilient d’assurance maladie, sont confrontés aux défis de sa pérennisation malgré les menaces récurrentes de fraudes et de corruption…. Lire la suite sur 242sante.net
